Le Mausolée d’Halicarnasse (7/20)

Le mausolée d’Halicarnasse est un monument funéraire dédié au roi de Carie, Mausole, mort en 353 avant J-C. Le tombeau est situé en Turquie dans la ville de Bodrum, anciennement appelé Halicarnasse. Le monument a été admiré dès sa construction pour ses dimensions et sa décoration. Il était considéré dans l’Antiquité comme la cinquième des Sept Merveilles du monde.

D’où est originaire le mot Mausolée ?

Il faut savoir que le mot « mausolée » vient du gouverneur Mausole qui a vécu au 4 -ème siècle avant J-C. Il reçut à sa mort ce fantastique tombeau de la part de son épouse Artémise II. Ce tombeau donna le nom Mausolée à toutes les constructions du même type.

L’histoire du monument

La Carie était une province dépendant de l’Empire perse et qui est devenue autonome. Le roi Mausole décida donc de déplacer la capitale de l’Anatolie, ancienne Turquie, à Halicarnasse. Il entreprit de grands travaux afin d’embellir et de fortifier la nouvelle capitale. Tel que la construction d’un théâtre et d’un temple pour Arès, le dieu de la guerre. Selon la tradition c’est la sœur et veuve de Mausole, qui a décidé de construire un monument en son honneur. Le bâtiment fut construit par Satyros de Priène, Pythéos de Priène. D’autres grands artistes contemporains de l’époque furent réquisitionnés pour le chantier. Des théories disent que le monument aurait commencé avant même que Mausole meurt et qu’il fut achevé deux ans après en 350 avant J-C soit à la fin du règne d’Artémise II. D’autres disent qu’il n’aurait jamais été terminé. 

La cause de la dégradation du monument

Durant 16 siècles le mausolée est resté en bon état jusqu’à ce qu’un tremblement de terre causa quelques dégâts. À la suite de cela, faute d’entretien, il tomba en ruines. Au début du XVe siècle, les chevaliers de Saint-Jean de Malte ont envahi la région et se servirent des pierres du Mausolée pour bâtir le château Saint-Pierre sur l’ancienne acropole d’Halicarnasse. Ils firent aussi réparer les fortifications de la ville. Mais des fouilles archéologiques réalisé sur le site depuis le XIXe siècle, ont permis de se faire une idée de l’ensemble de la structure du monument à son origine tant par sa forme que son apparence.

D’une hauteur d’environ 45 mètres il reposait sur une fondation rectangulaire et était entourée d’une enceinte sacrée. La fondation était surmontée de 36 colonnes mesurant 12 mètres chacune, supportant un toit , de 12 mètres également, au sommet duquel se trouvait un quadrige de 6 mètres, en marbre orné de hauts reliefs et de rondes bosses.

Le quadrige qui se situe au sommet du toit.

Une centaine de mètres de frises entoure le monument. On y trouve une procession, une amazonomachie, des statues dynastiques, une course de char, des lions et notamment des combats y sont sculptés. Les artistes les plus connus y auraient travaillés comme Scopas pour le côté Est du décor et Léocharès pour l’autre côté.

Une architecture parfaite

La fondation était en fait un enchaînement d’étages qui visait à surélever la construction. Pour commencer au premier étage se situait un podium sur lequel se trouvait le tombeau d’une hauteur de 13 mètres. Au-dessus, 36 colonnes étaient  dressées et au sommet était érigé un quadrige de marbre qui représente un char antique à roues, attelé par des chevaux. Le Mausolée fascinait le peuple par sa beauté, sa structure, ses décorations, ses statues et sa façade extérieure en marbre blanc c’est pourquoi il fut nommé comme une des 7 merveilles du monde grâce au travail des artistes les plus connus de son temps qui ont participé à sa construction.

Les ruines sur le site actuel du Mausolée.

Aujourd’hui sur les lieux où fut construit le mausolée il reste uniquement les ruines du fondement. Cependant le château de Saint-Jean de Malte est toujours debout est on peut y distinguer les pierres en marbres qui ont appartenu auparavant au monument funéraire. Quant aux sculptures, elles furent transportées en 1846 au British Museum de Londres.